L’Intestin Grêle, Sentinelle Précoce des Effets d’un Régime Plus Gras
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Ce nouveau numéro met en lumière les travaux d’Axel Ranson qui effectue sa thèse sous la codirection de:
- Karine Clément au sein de l’unité NutriOmique : nutrition et obésités : approches systémiques, à Sorbonne Université (Inserm – APHP).
- Ivo Gomperts Boneca, au sein du laboratoire de Biologie Génétique de la Paroi Bactérienne, à l’Institut Pasteur.
Publiée en 2025 dans Gut Microbes, cette étude réalisée au sein de l’Unité NutriOmique (Sorbonne Université, Inserm), révèle qu’une alimentation légèrement plus riche en graisses modifie le microbiote et le métabolisme le long du tube digestif, avant même l’apparition de changements métaboliques à l’échelle de l’organisme chez le porc. Ces effets, spécifiques à certaines régions intestinales et dépendants du sexe, désignent l’intestin grêle comme un site précoce d’altérations.
Ces résultats posent une question centrale : quelles molécules bactériennes précises font le lien entre ces changements de mode de vie et le développement de maladies métaboliques ou inflammatoires ? C’est cette question qu’Axel explore aujourd’hui dans son projet de recherche actuel, en s’intéressant en particulier au peptidoglycane, un composant clé de la paroi bactérienne, dans le cadre des PEPR SAMS PGNshapingHOST et JEMINI.
👉 L’article scientifique : Ranson, Axel, et al. “Moderate increase in dietary fat induces alterations of microbiota and metabolome along the digestive tract prior to systemic metabolic changes: insights from a pig model.” Gut microbes 17.1 (2025): 2587964.